La rage de vivre
On a souvent tendance à se comparer aux autres.
À nos yeux, leurs vies semblent meilleures.
Mais c’est souvent juste une impression… parce qu’on ne l’a pas.
Le fameux adage de l’herbe plus verte dans le jardin d’autrui.
C’est assez étrange parce que chacun voit la vie de l’autre de la même manière.
Comme quoi on serait tous des miroirs ambulants où l’on peut voir ce que l’on veut pour soi et surtout ce qu’on ne veut pas pour soi.
Là où ça bloque, c’est quand il faut aller chercher cette vie que l’on veut pour soi.
Exemple typique : on veut perdre du gras mais on se prend 7 à 10 bouteilles de bière chaque week-end. Parce que… il faut déstresser.
On veut terminer son mémoire de sortie mais écrire 2 pages par jour paraît durer une éternité. Parce que y consacrer 3 heures c’est beaucoup mais scroller toutes les 30 minutes sur les réseaux sociaux, pas du tout !
On veut être financièrement indépendant mais on dépense son chèque à chaque fin de mois. Parce que c’est les soldes et il faut toujours plus de vêtements.
Et puis finalement, on tente désespérément de se convaincre que ce n’était peut-être pas fait pour soi.
Ou que le monde appartient aux nés riches, que la classe ouvrière est destinée à rester à ce stade. Ou encore, que c’est de l’ordre du divin.
Ou que sais-je.
Peu importe la raison que t’iras inventer pour rester là où tu es… elle n’en vaut pas la peine.
Mais elle peut être expliquée…
D’abord, parlons de notre bon ami « confort » que l’on associe automatiquement à « sécurisant ».
Pour aller de l’avant, on doit forcément analyser sa réalité. Faire le point sur ce qui ne va pas.
On doit comprendre certains réflexes comme :
· Pourquoi choisir la bière face à des séances chez le psy pour faire face au stress ?
· D’où vient ce besoin pressant d’acheter de nouveaux vêtements, juste parce que c’est en solde ?
La vérité, c’est que faire face à la réalité nous oblige à mettre le doigt sur ce qui ne va pas.
Et ça, c’est un travail corsé.
Il faut avoir les couilles pour accepter qu’on ait foiré pendant autant de temps.
Ou du moins, que la seule personne responsable de tout ce qui se passe dans sa vie n’est autre que soi-même.
La psychologue Joelle Denoyer parle de « fuir ce qui déstabilise » et du réflexe qu’on aurait acquis dès l’enfance.
À cause de parents sévères qui punissaient au moindre manquement ou encore qui dénigraient leurs enfants à la moindre petite erreur.
Dès lors, ces enfants, qui deviendront ensuite des adultes, ont appris que se tromper n’est pas permis.
Alors que c’est l’un des meilleurs moyens d’apprendre dans la vie.
C’est ça le jeu de la vie au final.
Quand on sort de sa zone de confort, on ne sait pas ce qui nous attend.
On s’y confronte.
On avance, on se trompe et surtout on profite du voyage. C’est ainsi qu’on apprend.
Avoir la vie qu’on veut, commence le jour où on accepte que cela ne revient qu’à soi.
BBANS

